Aux idiots que nous sommes, je lève mon verre.
A nos rêves gâchés, rompus, repus... je lève mon verre.
A tout ce qui faisait notre innocence, notre insouciance, je lève mon verre.
A nous deux, pauvres imbéciles malheureux, je lève mon verre.
A l'espoir perdu, disparu, vaincu... je lève mon verre
Comme tant d'autres, en dernier recours. Je lève mon verre.
Il y a mes souvenirs, et tous ces mots, qui n'en finissent plus.
Mes draps imprégnés de larmes et d'histoires inachevées, de regrets ineffables, d'envies inavouables.
Il y a tout ce que l'on ne sera pas, peut être pas... Il y a lui, et mon c½ur pris dans un étaux.
Mes mensonges et nos failles, nos faux semblants et tes entailles.
Je saigne de toi, chaque soir, le c½ur battant et douloureux.
Il y a ces peines, ces blessures, et ta peau.
Tant de cicatrices pour si peu de peau... et si peu de place pour moi. Je ne suis pas ton héroïne, tu sais.
Et nos vies ne sont en rien des films, des films... j'aurais aimé qu'il en soit autrement, tu sais...
Ne pas t'avoir tatoué sur la poitrine, et oublier tes plaies ; ne pas t'avoir connu dans l'absolue.
Et mes limites, ne jamais les avoir percutées.
Il y a mes pensées, tourmentées et incompréhensibles, dissipées et indicibles.
Mes pensées qui s'élances et meurent à demi mots, et me torturent sans me laisser de repos.
Il y a mes doutes, qui m'écrasent et m'étouffent.
Il y a ta peine, qui ressemble à la mienne... j'aurais préféré ne pas t'avoir connu, dans l'absolue.
Ne pas savoir tes blessures.. Il y a des images de notre nous, de notre bonheur instable.
Il y a mes mélodies, qui s'effondrent et sanglotent, mes notes qui se perdent, mes silences qui s'éternisent, mes portées qui sombrent...et toutes ces étoiles qui filent, et nos anges qui s'enlisent.
Il y a mes draps, maculés de sang; et ta peau... tant de cicatrices pour si peu de peau.
Il y a nos souvenirs et nos demi mensonges. Nos regrets et nos songes.
Nos fausses impostures, nos feintes...qui nous rongent.
Il y a nos anges qui se crashent, s'écrasent et se brisent, et milliers de débris.
Il y a ta peau, et tes maux qui je continue d'écrire..
Il y a tes aveux.
Et les miens ?
Bonne année a tous, of course.